
Parce que je collectionne des trombones, il paraît que je suis un « byrofibuliste ».
Mais ne vous y trompez pas, je ne collectionne pas l’instrument de musique, mais l’attache métallique qui relie un ensemble de documents, ce qu’on appelle « un trombone de bureau ».
C’est le norvégien Johann Waaler qui a inventé ce petit objet en 1900 et, en France, il a pris ce nom de trombone, relativement à l’instrument de musique qui a sensiblement la même forme. La Norvège n’ayant à cette époque aucune loi sur les brevets, l’inventeur dût déposer sa demande de brevet en Allemagne vers 1899 et en 1901 aux Etats-Unis.
Il en existe des milliers et j’en possède plusieurs centaines, tous différents en taille (le plus grand mesure 18,5 cm) ou en couleurs (métallique ou rose bonbon, en passant par toutes les nuances de l’arc-en-ciel).
Actuellement, le plus célèbre trombone de bureau est de couleur rouge. Son propriétaire, Kyle MacDonal, un « blogueur » de 26 ans de la ville de Montréal, a décidé de l’échanger contre… une maison. Il s’en est servi comme d’un objet de troc, jusqu’à l’obtention de sa future demeure qu’il compte obtenir d’ici le 12 juillet 2007, soit environ un an après le lancement de cet ambitieux projet. Il l’a d’abord échangé contre une poignée de porte, elle-même échangée contre un four de camping, puis contre un baril rempli de bière, puis un motoneige, un voyage tous frais payés à Yahk, un camion cube, un contrat de disque et aujourd’hui un an de location d’un appartement à Phoenix en Arizona. Une adaptation cinématographique de cette histoire semble se préparer.
Je possède quelques trombones rouges en double, des punaises et des élastiques. Si cela intéresse quelqu’un…
Comme quoi… un trombone de bureau peut devenir un instrument « percutant » !
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