
Le tire-bouchon simple ou le tire-bouchon en T est le plus ancien, mais aussi le plus courant. Il permet l’extraction du bouchon par une traction manuelle. Son manche doit fournir une résistance adéquate. Il est, par conséquent, fabriqué avec des matériaux solides comme la corne, l’os, le métal ou encore le bois.
A partir du 18e siècle, on lui ajoute volontiers des accessoires. L’éperon brise-cire, la brosse et le décapsuleur sont les plus fréquents. Et à la fin de cette période, le tire-bouchon est associé à divers instruments considérés de prime nécessité : bourre-pipe, poinçon à cuir, passe-laçet, par exemple. Il devient alors un objet multifonction qui trouve sa place dans les nécessaires de voyage, avec des couverts de table. Sous l’effet de l’évolution des habitudes de consommation on l’associe même avec des ustensiles en rapport direct avec la consommation de boissons, le décapsuleur, par exemple.Des modèles plus rares datent de cette époque, ce sont les ouvre-bouteilles Codd qui servaient à ouvrir des bouteilles fermées par une bille de verre logée dans leur goulot.

Comment soulager l’effort nécessaire à l’extraction du bouchon ? Pour atteindre ce but, l’homme a tenté d’inventer des mécanismes toujours plus performants, s’ou-vre alors une extraordinaire ère d’inventions avec des brevets déposés dans de nombreux pays. Le premier de ces mécanismes remonte au 18e siècle: Il s’agit d’une pièce de métal fixée au fût et appelée cloche ou cage. Ajustée sur le col de la bouteille, cette pièce fournit un point d’appui qui, lorsque l’utilisateur tourne la poignée, agit comme un repoussoir et permet d’extraire automatiquement le bouchon. Simple et efficace, ce système a été reproduit pendant très longtemps.


Autre type, les tire-bouchons à pignon et crémaillère sont conçus par des artisans italiens. Ils sont munis d’un manche latéral qui sert à faire remonter la mèche une fois que celle-ci a pénétré dans le bouchon. Il existe aussi des modèles avec un système à vis qui permet de transformer le mouvement de rotation de la mèche en un déplacement vertical qui provoque l’extraction du bouchon. 
Dans la seconde moitié du 18e siècle, le tire-bouchon n’est plus simplement fonctionnel, il devient décoratif, voire même figuratif. Les artisans donnent libre cours à leur fantaisie créa-trice avec des thèmes variés : l’érotisme, les animaux et les sujets en rapport avec la boisson, par exemple. C’est également à cette période que les manches des tire-bouchons s’ornent de grappes de raisin, de feuilles de vigne et autres motifs végétaux, ou sont à l’effigie de divinités bachiques.
Enfin, le tire-bouchon fait figure d’objet précieux dès la fin du 17e siècle. On ne lésine pas sur l’utilisation de matériaux précieux. L’or, la nacre ou encore l’ivoire, par exemple, sont employés en France, en Angleterre et en Hollande pour façonner de très belles pièces, remarquables par la finesse de leur production. "
Conclusion de Rebel-TB:
Aujourd'hui, le tire-bouchon, remplacé souvent par un quelconque liimonadier à support publicitaire, mérite de retrouver toute sa place dans notre culture. Objet humaniste, et "de bon sens qui retire l'obstacle au plaisir", vecteur du bon goût et de la convivialité, saura-t-il braver les défis d'une pseudo-modernisation qui voudrait abolir l'humain de nos rapports sociaux ? C'est à ce que je voudrais contribuer modestement.
Remerciements à Irène LORGERÉ de "Vin & santé" que j'ai outageusement pompé pour cette présentation. J'ose espèrer qu'elle ne m'en voudra point, je ne voulais pas écrire la même chose en plus mal !
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